7
Appel aux insoumises et aux Orphelins

— Notre isolement tire à sa fin. Bientôt, les peuplades humaines auront besoin de nos dons pour les aider à se défendre, les guérir et assurer leur survie. La Quintius ne pourra plus rien contre nous, trop occupée à protéger sa prétendue souveraineté. Il faut nous préparer en conséquence…

Debout sur une estrade de fortune, trônant sur la place publique de la principale ville de Philizor – le territoire où se réfugiaient les Insoumises — Andréa finissait son discours. Elle avait résumé la situation aux femmes présentes et leur avait demandé de transmettre l’information aux villages environnants. Elle voulait que toutes soient prêtes le jour où la guerre se déclencherait de nouveau. Pour ce faire, il fallait que chacune perfectionne ses dons. Si la rage avait décuplé le désir de s’améliorer de certaines femmes, trop nombreuses étaient celles qui avaient courbé l’échine après leur bannissement, se contentant de leur vie de misère imposée, l’Insoumise Lunaire le savait.

Quand elle eut répondu aux nombreuses questions et que la foule se fut dispersée, Andréa quitta la ville pour disparaître dans les souterrains, à la recherche de Myrkie. La gamine s’était bien gardée de courir vers elle à son arrivée, afin de ne pas éveiller les soupçons des adultes. Leur amitié était restée secrète tout au long du dernier séjour d’Andréa ; il valait mieux qu’il en aille ainsi. L’adolescente avait écouté le discours de loin, puis avait disparu. L’Insoumise Lunaire était convaincue de la retrouver dans la grotte souterraine où un vide temporel naturel lui permettait de se soustraire aux regards des adultes de sa communauté depuis de nombreuses années déjà.

Comme prévu, elle trouva Myrkie assise sur un rocher, sa queue de sirène balayant l’eau du grand bassin alimenté par de multiples sources d’eau chaude. La jeune fille n’avait jamais confié son pouvoir de transformation à quiconque en dehors de l’Insoumise, craignant les réactions.

— Va-t’en ! Je ne veux pas te voir !

Surprise par cette véhémence, Andréa s’arrêta net et observa Myrkie. De grosses larmes roulaient sur les joues de la jeune fille, qui ferma les yeux.

— Pourquoi pleures-tu ? Je ne suis pas…

— Va-t’en, je te dis ! Et ne reviens plus jamais ! cria Myrkie.

— Je ne partirai pas tant que tu ne m’auras pas dit pourquoi tu ne veux plus me voir.

— Tu perds ton temps.

Refusant de se laisser dicter sa conduite, Andréa s’avança lentement, puis s’assit sur une pierre, en diagonale avec la jeune fille. Elle croyait savoir ce qui avait causé cette crise de larmes.

— Je ne t’ai pas abandonnée, Myrkie ; je n’avais pas le choix de partir. Ce n’est pas la même chose. Je suis certaine que tu peux comprendre que…

— Si, tu m’as abandonnée ! Tu t’es servie de moi pendant des semaines, puis tu es partie sans même me dire au revoir. Il a seulement fallu que cet homme se montre le bout du nez pour que tu oublies tous ceux qui te sont venus en aide.

— Je n’ai abandonné personne à son sort, mademoiselle ! Mon départ n’était pas un choix, mais une obligation, Myrkie. Si je ne voulais pas passer le reste de mes jours dans un état de catalepsie, je devais agir. Kaïn était mon dernier espoir. Tu ne peux quand même pas me reprocher de vouloir vivre !

La voix d’Andréa était douce, mais ferme. Bien qu’elle comprenne la détresse de Myrkie, elle refusait d’en porter le blâme.

Du revers d’une main, l’adolescente essuya ses pleurs puis renifla bruyamment. Elle ne regarda pas Andréa pour autant, fixant avec obstination le groupe de kylols qui nageait en surface, se pourchassant avec insouciance. Ces petits mammifères rappelaient à l’Insoumise, en modèles réduits, les dauphins de son ancienne vie.

— Même si je savais que tu ne resterais pas parmi nous, je ne pensais pas que ça irait si vite… Je… C’est que… Je ne voulais pas…

Incapable d’exprimer ses émotions, Myrkie se remit à sangloter de plus belle. Andréa se glissa à ses côtés, entoura ses épaules d’un bras protecteur et la berça. Lentement, le flot de larmes se tarit. Myrkie inspira profondément, s’obligeant à reprendre le contrôle d’elle-même. Quelques minutes s’écoulèrent en silence, avant que la gamine n’explique, d’une voix plus assurée :

— Je vis dans ces souterrains depuis que je suis toute petite. Je n’ai jamais connu le monde autrement que par les grandes plaines glacées sous lesquelles ma mère et ses semblables ont trouvé refuge après leur bannissement. J’ai pour seuls amis les êtres étranges qui vivent dans le vide temporel qui me sert de refuge depuis que je l’ai découvert. Je suis l’unique enfant de cette communauté parce que ma mère était enceinte au moment où elle fut capturée et marquée du sceau des Insoumises. Qu’est-ce qui m’arrivera le jour où elles partiront toutes pour ces contrées lointaines que je ne connais pas ? Qui veillera sur moi puisqu’on ne me permettra certainement pas de participer aux combats ni de venir en aide aux blessés, prétextant que je suis trop jeune ? Et si cette guerre que tu prédis s’éternisait, que deviendrais-je alors ? J’ai peur, Andréa. Terriblement peur ;…

L’Insoumise aurait voulu trouver les mots pour réconforter Myrkie, savoir quoi dire pour lui insuffler la foi en l’avenir, le sien et celui de la terre qui l’avait vue naître, mais les mots ne vinrent pas. À ses yeux, cette gamine qui pleurait sans retenue, blottie contre elle, était la première victime de l’ascension de Saül au trône. La première d’une longue liste, appréhendait Andréa. Tout en lui promettant de toujours veiller sur elle, même à distance, elle serra la jeune fille dans ses bras pour qu’elle ne voie pas la larme qui glissait sur sa joue.

 

* *

*

 

Kaïn avançait à grands pas, suivant un sentier invisible pour le commun des mortels. Rarement foulé depuis des dizaines d’années, le chemin conduisant à l’Orphelinat des Sages avait peu à peu disparu, envahi par la végétation dense de l’étrange forêt dans lequel il avait été construit.

— Jamais je n’aurais cru que nous aurions besoin de ces magiciens si vite, marmonna le Sage, tout en écartant les branches des buissons qui entravaient sa progression. Pourvu que Pacôme et Ambroise aient réussi à défier le temps comme ils le souhaitaient…

Kaïn se reprochait de ne pas avoir communiqué plus souvent avec ses confrères au cours des dernières années. Même s’il avait pleine confiance en eux, il se demandait s’il n’aurait pas été plus utile à l’univers de Darius en enseignant lui aussi aux jeunes magiciens au lieu de parcourir le monde à la recherche de failles temporelles non répertoriées, de passages oubliés et de grimoires introuvables. Émergeant de ses réflexions, il aperçut le bâtiment à travers les arbres centenaires, au-dessus des épais taillis. Il pressa le pas.

Cinq minutes plus tard, il soulevait le heurtoir de bronze pour ensuite le laisser tomber. Le bruit sourd résonna en écho dans l’immense orphelinat désert. Puis des pas traînants se firent entendre sur le parquet. Le cliquetis d’une clé annonça l’ouverture de la porte, laissant paraître un vieil homme aux joues creuses et au nez pointu. Ce dernier plissa les yeux pour mieux voir le visiteur qui avait réussi à déjouer la panoplie de sortilèges mis en place au cours de la dernière année pour protéger la voie jusque là. De fait, l’orphelinat n’acceptait plus d’enfants depuis que la Quintius et Mélijna avaient réussi à se rendre jusqu’à sa porte. Les mesures de sécurité avaient alors été augmentées.

— Ah, c’est bien vous, messire Kaïn. Je dois dire que votre aura est reconnaissable entre toutes. Il y a bien longtemps que vous nous avez rendu visite. Entrez donc…

En franchissant le seuil, des souvenirs jaillirent en rafale de sa mémoire et Kaïn dut faire un effort pour ne pas se laisser aller à la nostalgie. Le temps pressait trop pour cela.

— Vous connaissez le chemin, murmura simplement le vieil homme avant de s’éloigner dans la direction opposée.

Kaïn hocha la tête puis traversa le hall en silence. Il suivit ensuite un long couloir pour enfin s’arrêter devant une grande pièce servant de bibliothèque. Tout au fond, une porte d’arche donnait sur une autre pièce, toute petite celle-là, dans laquelle il n’y avait qu’une chaise droite ainsi qu’une table surmontée d’un bougeoir, d’un encrier, d’une plume et d’un livre ouvert. Le Sage prit place, trempa la plume dans l’encre brune puis écrivit simplement, en langage elfique :

Kaïn, Pacôme et Ambroise ; Sages de Darius…

Quand il se fut annoncé, il ferma le bouquin et attendit, le regard dans le vague. Au moment où il s’était séparé d’Andréa, quelques heures plus tôt, il avait décidé d’effectuer le trajet à pied plutôt que magiquement. Il réalisait maintenant que cette méthode ne l’avait pas aidé à voir plus clair, le plongeant dans les souvenirs d’une époque révolue qui lui manquait cruellement. Il regrettait aujourd’hui de n’avoir pas vu grandir sa fille, de ne pas avoir profité de l’amour d’Andréa, de ne pas… de ne pas… de ne pas… Dans un soupir, il s’ébroua. Ce n’était pas le moment d’afficher ses faiblesses ! Comme pour lui donner raison, l’ouverture arquée devint soudainement opaque et des milliers de petits points scintillants l’envahirent jusqu’à ce qu’elle soit entièrement lumineuse. Kaïn contourna la table pour s’y engouffrer. Comme s’il avait passé l’embrasure d’une simple porte, il ne ressentit rien, pas même un picotement. Toutefois, s’il n’avait pas été un Sage, ce passage l’aurait conduit directement à la mort.

Quelques mois après sa libération, à l’insu d’Andréa, Kaïn avait délivré, à l’aide de la sorcellerie, les deux Sages incarcérés en même temps que lui. Pourquoi ne l’avait-il pas fait tout de suite ? Pour un tas de raisons plus ou moins valables, certaines même inavouables. Toujours est-il que lorsqu’il le fit, il avait l’enseignement aux recrues à leur proposer. Ses collègues n’avaient pas, comme lui, l’avantage de la jeunesse et, s’ils rêvaient aussi de sauver la Terre des Anciens, leur corps aspirait à une vie moins mouvementée. Plus de deux siècles d’existence les séparaient du préféré du grand Sage.

À ce moment, bien que les enfants magiques soient depuis une dizaine d’années déjà à l’orphelinat, ils y vivaient sans véritable but. Un mage les y recueillait avant tout pour les soustraire à l’emprise de la Quintius, évitant ainsi que les dirigeants de l’organisation ne les forment, à l’insu de tous, à la pratique de la magie noire. Aucun enseignement particulier ne leur était prodigué à part la maîtrise de leurs dons spécifiques, pour qu’ils ne deviennent pas dangereux.

Dès qu’il avait appris l’existence de cet orphelinat, Kaïn y avait vu un incroyable potentiel. L’idée d’en faire une maison d’enseignement en prévision d’une guerre éventuelle avait germé dans son esprit. Ayant fait part de son projet au mage responsable, Kaïn s’était vite rendu compte que les pouvoirs de celui-ci étaient beaucoup trop limités pour qu’il puisse espérer en faire un enseignant digne de ce nom. Cet homme n’avait lui-même jamais eu de professeur en la matière. Déçu, le Sage avait constaté que la magie qui se pratiquait aujourd’hui sur la Terre des Anciens n’avait que bien peu en commun avec la puissance et la diversité d’autrefois. Convaincu que les sorciers tapis dans l’ombre n’accusaient pas un aussi net recul de leur capacité, Kaïn se jura de remédier à la situation.

Dès l’acceptation de la tâche proposée par leur cadet, Pacôme et Ambroise décidèrent de déménager les enfants déjà sur place dans un endroit plus approprié, et surtout, plus sécuritaire. Il fallait aussi que leur résurrection demeure ignorée de tous, d’où la création de copies de leur prison et d’eux-mêmes, exposées bien en vue dans le Sanctuaire des Sages. L’anonymat restait toujours la plus parfaite des armes sur cette terre.

Pour se soustraire à toute recherche, ils avaient ensuite utilisé une fêlure temporelle non répertoriée, découverte peu de temps avant la dernière confrontation entre Darius et Ulphydius. Comme aucun gardien ne lui avait été assigné avant la mort du grand Sage, il fut facile de s’en servir discrètement. Cette faille conduisait à une époque reculée de l’univers des Anciens, alors que les mondes parallèles n’existaient pas encore et que les écoles de magie étaient légion. Personne ne s’était jamais étonné qu’une nouvelle maison d’enseignement ait vu le jour, pas plus que l’on ne s’était interrogé sur la provenance des nombreux élèves qui y résidaient en permanence. La majorité des enfants étant conduite à l’Orphelinat avant l’âge de sept ans, bien peu furent ceux qui se posèrent ensuite des questions sur leur origine ou leur environnement, si différent de celui qu’ils avaient préalablement connu.

Ils étaient aujourd’hui un peu plus de cinq cents à avoir profité des connaissances de Pacôme et d’Ambroise. Quelques-uns parmi les plus vieux étaient à leur tour devenus enseignants et vivaient une vie normale dans la ville où était installé l’Orphelinat. D’autres occupaient divers emplois, certains perfectionnant inlassablement leurs pouvoirs. Plus de la moitié usait encore les bancs de bois des salles de classe. Malheureusement, leur vie paisible tirait à sa fin.

Kaïn se matérialisa au fond de l’immense jardin jouxtant la propriété, derrière une haute haie prévue à cet effet. Il gagna rapidement les appartements privés qu’il occupait trop peu souvent, dans l’aile ouest, et attendit la fin imminente des cours.

Moins d’un quart d’heure plus tard, les salles se vidèrent au même rythme que les couloirs s’animèrent. Les élèves couraient ranger leurs livres avant de profiter d’une courte pause. Puis ce serait le repas du soir, une heure de devoir, une trop brève période libre et enfin le repos jusqu’au lendemain, peu après l’aube. Les journées étaient longues, la discipline implacable, les corvées nombreuses et l’étude quasi incessante, mais les résultats étaient incomparables.

Kaïn réfléchissait à la meilleure façon de contrer les agissements de Saül quand ses confrères cognèrent à sa porte. Il s’empressa d’ouvrir.

— Ne me demande pas pourquoi, mais je suis convaincu que ta visite est porteuse de mauvaises nouvelles, affirma Pacôme, après avoir donné l’accolade au nouveau venu.

Il était le plus vieux des Sages, devançant Ambroise d’une dizaine d’années. Il portait une longue barbe blanche, qu’il tressait d’étrange façon, et ses cheveux, également tressés, lui arrivaient aux genoux. Petit, des traits fins, un nez long et crochu, des yeux en amande, une bouche aux lèvres épaisses et un léger embonpoint ; le tout faisait de lui un homme dépourvu de charme. Il compensait cependant par un humour imparable et une incroyable sagesse. Permissif et tolérant, c’était le préféré des élèves.

— Probablement parce que c’est le cas à chacune de ses visites, rétorqua son confrère, pince-sans-rire.

Ambroise était la moitié – trop – sérieuse de ce singulier duo. Peu loquace, il ne tolérait ni les écarts de conduite, ni les absences et encore moins l’espièglerie. De taille moyenne, il gardait les cheveux très courts contrairement à la mode de l’époque – probablement pour protester contre le style extravagant de Pacôme. Son visage était assez harmonieux avec un petit nez, des lèvres minces, des fossettes hautes et des rides quasi inexistantes malgré son âge vénérable. Son collègue expliquait souvent cette particularité par l’air perpétuellement sérieux d’Ambroise. « Un masque ne peut pas se rider », disait-il, amusé.

Kaïn reconnut la justesse de la réponse de son aîné, avant de relater les événements qui l’avaient conduit jusqu’ici. Pour terminer, il leur fit part de son questionnement sur l’origine d’un sorcier aussi talentueux. Tous ceux que Kaïn avait croisés avant ce jour, depuis son retour à la vie, n’avaient pas le dixième des pouvoirs qu’il avait perçus chez Saül. Cet être venait-il d’un autre monde. Si oui, lequel ?

— Je ne vois pas pourquoi les mages que nous formons depuis trois décennies ne pourraient pas protéger la Terre des Anciens comme il se doit. Tu n’es pas sans savoir que ces adolescents, de même que les jeunes hommes aujourd’hui autonomes, ne savent rien de leur passé. Si tu souhaites qu’ils défendent ce qu’est devenu l’univers de Darius, il faudra leur expliquer d’où ils viennent et ce qui les attend. Même si notre enseignement est fondé sur la probabilité d’une guerre, aucun de nos élèves ne croit réellement qu’il y sera confronté un jour ; les sorciers de notre époque sont encore une espèce rare dont on se moque davantage qu’on ne la craint.

— Est-ce qu’un mois vous suffirait pour leur expliquer et veiller à ce qu’ils soient prêts à revenir ? Saül peut difficilement rassembler une armée digne de ce nom et parfaire suffisamment ses pouvoirs avant ce délai et…

— Ils seront prêts à condition que je puisse les accompagner, répondit Ambroise.

Pacôme tourna un regard surpris vers son compagnon d’éternité. De ce qu’il avait pu observer au fil des ans, jamais il n’aurait cru que celui-ci veuille retourner au combat après la cuisante défaite qu’ils avaient subie aux mains d’Ulphydius sept cents ans plus tôt. De fait, s’il était un professeur hors pair, Ambroise n’utilisait presque jamais sa magie pour donner un exemple ou une explication, demandant toujours aux élèves d’essayer de reproduire le sortilège rien qu’en se servant des explications reçues. Si Pacôme avait d’abord pensé que c’était une technique d’enseignement à la dure pour tester les capacités de chacun, il avait fini par comprendre que c’était plutôt la meilleure façon pour son collègue de ne plus user de la magie tout en évitant les questions sur son singulier comportement. Chaque fois que Pacôme avait tenté d’aborder le sujet, Ambroise s’était défilé, jusqu’au moment où il avait avoué, un soir où il avait abusé du vin, ne plus avoir confiance en ses capacités. Il craignait de ne pas être à la hauteur, comme au Sommet des Mondes autrefois, devenant la risée de ses élèves et perdant ainsi la seule chose qui lui plaisait réellement : le désir de transmettre son savoir.

— Je n’en attendais pas moins de toi. Nous ne serons jamais trop nombreux pour affronter un sorcier de la trempe de Saül.

— Eh bien moi, je préfère rester ici, décréta Pacôme. Si vous mourez au combat, il en restera au moins un pour tenir le flambeau et former la relève…

— Si ce sorcier réussit à élever les pouvoirs hérités d’Ulphydius à leur niveau d’autrefois, j’ai bien peur qu’il ne reste bientôt plus personne à qui enseigner, grogna Ambroise.

 

Quête d'éternité
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